Amis du Théâtre de la Côte Basque

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Building - Jeudi 16 février 2012

GARE DU MIDI • 20h30 - Durée : 1h20 - Comédie douce amère

DE LÉONORE CONFINO

Avec : Léonore Confino, Olivier Falliez, Bruno Cadillon, Miren Pradier
Mise en scène : Catherine Schaub
Chorégraphie : Magalie B.
Création musicale : R. Jéricho et Aldo Gilbert
Scénographie Sophie Jacob - Lumières Vincent Grisoni
Costumes Julia Allègre
Coproductions : les Productions du Sillon, la Fédération d'Associations de Théâtre Populaire, le théâtre de Poissy, l’espace Malraux de Claye-Souilly, le théâtre de Saint-Maur, le théâtre Montansier de Versailles et ACT.

Un Building. 13 étages. Nous sommes chez Consulting Conseil, une entreprise qui a pour absurde mission de coacher les coachs, de conseiller les conseillers. Le président directeur général amorce la pièce en motivant ses employés avec un discours démagogique, superposant avec éloquence banalités et techniques de communication. Puis, suivant la chronologie d’une journée de travail, on se hisse dans le building au rythme soutenu d’une scène par étage : hôtesses, comptables, agents d’entretien, cadres, directeurs des ressources humaines, chargés de communication s’agitent, déjeunent, prospectent, brainstorment et surtout, se donnent en pâture à une société qui revendique sans ciller « la rentabilité avant tout ».

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Comme un cycle perpétuel, la pièce s’achève avec le président répétant le discours du prologue... mais la substitution de quelques mots le rend effrayant de cynisme : « l’effectif» se mue en « cheptel », « client » devient « patient », le jargon s’efface pour laisser place à l’acide vérité du système qui régit l’entreprise.
L’écriture de la pièce, piquante, caustique et ponctuée de passages musicaux et chorégraphiés, met en relief la noirceur des thèmes abordés : la perte de notre identité et, avec elle, celle de nos idéaux.

A noter : C’est la deuxième fois que nous recevons cette compagnie, qui était venue jouer « Je veux voir Mioussov » en 2009. Un tout autre genre cette fois, pour une création qui est la coproduction de la FATP. La compagnie est soutenue par la ville de Poissy et y est en résidence en 2011 et 2012.

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Quatre vingt treize - Mardi 6 mars 2012

GARE DU MIDI - 20h30 - Durée : 2h - Petite forme pour violente éruption

DE VICTOR HUGO

Compagnie In Cauda
Avec : Géraldine Asselin, François Delaive, Nathalie Hanrion, Alexis Perret, Boris Rehlinger
Mise en scène : Godefroy Segal
Assistante à la mise en scène : Mathilde Priolet
Peinture : Jean-Michel Hannecart
Montage visuel : Benjamin Yvert

Entrez dans la Révolution ! Quatre-vingt treize, le dernier roman de Victor Hugo est une épopée. Une immense fresque historique qui, en plus de traverser une période fondatrice de la République, interroge le fanatisme, la Terreur, et les valeurs de la politique. Nous voici dans l’intimité de Marat, Danton, Robespierre mais aussi de pauvres ères, le peuple, généreux et violent. C’est simple, instructif et passionnant. Godefroy Segal, le metteur en scène, a su adapter le roman pour que vive l’Histoire et que l’on entende la langue irremplaçable d’Hugo, simple et profonde.

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Les cinq comédiens plongés dans les images du peintre Jean-Michel Hannecart, font corps avec ces mouvements de la Révolution. Ils nous entraînent dans des destins singuliers, des batailles, des campagnes : nous voici vivant notre Histoire. Une manière de l’apprendre différemment. 

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« Il faut y aller ça vaut la peine, parce qu’il y a le charme incroyable de la langue de Hugo. C’est le dernier roman de Hugo, et là, Ségal a joué un rôle dans l’adaptation en maintenant le style, les phrases et les dialogues de Hugo. Et cela donne quelque chose d’extraordinaire car il y a un lyrisme là-dedans, comme un méta-langage français. Victor Hugo c’est ce qu’on a tous en tête, c’est une espèce de musique qui, quand on l’énonce simplement, bouleverse quelque chose en nous. » FRANCE CULTURE

« Pour éviter le néant, nul besoin de trop en faire. Sur une scène de théâtre, la grâce opère bien souvent par la seule force d’un texte s’il est beau, et des comédiens s’ils sont bons. Barthes disait aimer le festival d’Avignon pour la simplicité de son dispositif : «un théâtre qui fait confiance à l’homme », écrivait-il à propos de la Cour d’honneur, cette salle improvisée où c’est « au spectateur d’imaginer le décor ». Pour mettre en scène cette oeuvre dédiée à la complexité, Ségal a choisi la plus grande simplicité. Un délicieux petit miracle de théâtre, en somme. Et pour y croire, il faut le voir. » LE MONDE.FR

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